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Publié : 22 janvier 2016

Marlène Dietrich Lille à la Maison de Gaulle

PAR JEAN-MARIE DUHAMEL - PHOTOS THOMAS LO PRESTI ET MAX ROSEREAU

Exposition jusqu’au 28 février, du mercredi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, le dimanche de 13 h 30 à 17 h, Maison natale, 9, rue Princesse à Lille. 6/3 €.

vendredi 22 janvier, à 18 h 30, ciné-concert « Ce n’est que votre main, Madame » de Robert Land (1929), avec Jacques Cambra au piano. Gratuit sur réservation. Tél. : 03 59 73 00 30. http://lenord.fr/maisondegaulle

Dès ses jeunes années, elle avait ce don pour capter l’œil du photographe. Quand elle devient actrice, à l’âge de 20 ans, elle est déjà la séductrice qu’elle ne cessera d’être au long de sa vie. Marlène Dietrich fut cependant bien davantage qu’une star de légende, « extravagante et énigmatique » selon les mots de Dorothée Ulrich, directrice du Gœthe Institut de Lille qui a accompagné la Maison de Gaulle pour l’accueil de cette exposition venue de la Deutsche Kinemathek de Berlin.

Tournées de chant

Dès le milieu des années trente, elle s’oppose au régime nazi – lequel interdit L’Ange bleu, le film qui l’a révélée en 1930 – et malgré les avances de Goebbels qui lui propose d’être une ambassadrice pour le Troisième Reich, elle demande la citoyenneté américaine qu’elle obtient en 1938.

Pendant les années de guerre, la star d’Hollywood va jouer de sa notoriété au côté de la propagande américaine autant que de sa vie sentimentale : ses multiples liaisons seront commentées autant que ses tournées de chant auprès des troupes sur le front.

Traversée du désert

Sans doute, le point commun entre la comédienne et le général de Gaulle – qui ne se sont rencontrés qu’une seule fois à Paris en 1960 – aura été de s’élever contre le fascisme. Elle aura elle aussi sa traversée du désert après la guerre, une partie des Allemands n’ayant pas admis qu’elle ait pris fait et cause pour les Alliés et non pour sa patrie.